Ecofont, une typo écolo

image-6.png Peu de graphistes ou typographes s’étaient jusqu’à présent penchés sur la création d’une typo écologique, permettant de réduire efficacement le taux d’encrage lors de l’impression. C’est chose faite avec Ecofont.

Développée par la société hollandaise SPRANQ, Ecofont est basée sur la police Vera Sans. L’éditeur s’est ainsi concentré sur le moyen d’optimiser la police pour limiter l’encrage lors de l’impression sans pour autant nuire à sa lisibilité. Certaines parties du caractère ont ainsi été extrudées (des petits cercles).

Nous avons comparé Ecofont avec une police bâton simple, en l’occurrence l’Helvetica Neue Extra Light.

compa-typo2.jpg

Premier constat, les extractions pratiquées dans les lettres ne sont pas visibles avec un corps inférieur à 12. La question se pose donc de savoir si les imprimantes seront à même de reproduire les lettres avec assez de finesse pour conserver les extractions, et ainsi limiter l’encrage. Le point fort de cette police est sa lisibilité. L’Helvetica Neue Extra light est difficilement lisible dans des corps inférieurs à 10, tandis que son homologue “écolo” l’est parfaitement.

Deuxième constat, l’impression visuelle donnée par la police dans un corps plus important (30 et 48 dans les exemples ci-dessus) est un peu étrange et pas très esthétique.

La promesse d’une économie d’encre de 20% est toute relative au regard de la comparaison avec des polices light et extra light telle que l’Helvetica Neue. Il est ainsi plus facile et pertinent de réduire le taux d’encrage des supports papier en limitant par exemple les aplats de couleur et en optimisant la mise en page et l’exécution graphique des documents.

  • Share/Bookmark

1 Response to “Ecofont, une typo écolo”

  1. 1 villiereprint

    En effet, une mise en page réfléchit quand aux aplats de couleur économisera sans doute plus d’encre que cette typo. D’autre part, on n’utilisera pas exclusivement cette “éco-font” pour composer un document (car peu esthétique en terme de lecture).

    Il existe d’autres solutions viables pour réduire son empreinte écologique et développer une communication respectueuse de l’environnement : confier l’impression de ses travaux à une imprimerie écologique (imprim’vert) qui utilise des encres végétales par exemple. Les imprimeurs ont fait beaucoup d’efforts et proposent des supports écolos comme du papier recyclé ou du papier FSC et PEFC (papiers issus de la gestion durable des forêts).

    Il faut toutefois saluer les alternatives qui vont dans le sens de l’écologie, même si leur impact sur l’environnement est limité.

Leave a Reply